Emmanuel Macron sur France 2 et TF1 à l'Elysée, à Paris le 24 septembre 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )
Emmanuel Macron a estimé néanmoins qu'une baisse des taxes n'était "pas la décision la plus vertueuse" car celles-ci "servent à financer les dépenses de l'Etat".
"Ne rien exclure". Jeudi 24 septembre, Emmanuel Macron a affirmé qu'il ne fermait pas la porte à une baisse des taxes sur les carburants si l'envolée des tarifs se poursuivait, tout en affirmant qu'il serait préférable de faire baisser les prix en utilisant des moyens diplomatiques. "Je pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure", a dit le président de la République lors d'une interview sur France 2 et TF1, tout en jugeant qu'une baisse des taxes n'était "pas la décision la plus vertueuse" car celles-ci "servent à financer les dépenses de l'Etat".
"Notre intérêt, c'est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes", a-t-il ajouté, estimant par ailleurs que l'interdiction des exportations de gazole américain, comme s'y est dit favorable Donald Trump, serait une "mauvaise" décision, "pas simplement pour le reste du monde, pour l'économie américaine aussi". Emmanuel Macron a également assuré "ne pas regretter du tout" le "quoi qu'il en coûte", à savoir les aides publiques mises en place lors de la pandémie de Covid-19 qui ont alourdi la dette de la France, réduisant aujourd'hui ses marges de manoeuvre budgétaires.
Le chef de l'Etat a affirmé que les dépenses des "dix dernières années" se décomposaient en "un tiers pour protéger les Français des crises", "un tiers pour préparer la France à l'avenir", et "un tiers parce qu'on n'a pas assez réformé le modèle social". "Je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier", a-t-il dit.
18 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer